Variation historique et grammaire du français québécois : les limites de la variation linguistique

France Martineau (titulaire principale), Marie-Thérèse Vinet (co-titulaire), Conseil de recherches en sciences humaines du Canada

Notre objectif central est de mesurer le degré de variation des grammaires particulières au vu des principes et paramètres qui gouvernent les langues. Les changements se font-ils en continu sur des unités discrètes de la langue ou se font-ils de façon catastrophique? À la fois dans sa variation dialectale (France/Québec) et dans sa variation historique (de l’ancien français au français actuel), les ‘réglages’ de la grammaire se font de façon très fine; ces résultats semblent contredire l’hypothèse de changements catastrophiques, qui pourraient être un épiphénomène causé par des données lacunaires pour certaines périodes ou certains groupes sociaux. Nous avons décidé de cibler des systèmes grammaticaux qui semblaient propres à présenter des faisceaux de phénomènes interreliés  (négation, interrogation, quantification). Nos recherches, en plus de documenter des aspects peu connus de la grammaire québécoise et surtout d’approfondir notre compréhension du développement de cette grammaire, entre l’Ancien et le Nouveau Monde et entre la Nouvelle-France et le Québec actuel, ont un impact important sur la perception du français dans la société canadienne et dans la francophonie internationale.