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Vallée du Saint-Laurent | Acadie | Ontario | France

Lettre du Calvados

La lettre suivante, datée de 1749, provient des Archives du Calvados. Nous remercions ce centre pour avoir mis à notre disposition ce texte.

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France - 1749 - Page 1

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France - 1749 - Page 2

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Transcription en orthographe originale

Monsieur et cher couzin
Je ∫uis fachee que Monsieur Domenil
na pas zete liure mardy ∫e nest pas mafaute
parce que je ne tes pas preuenus le voiturie
ariua a deux heure apres midy je ne peu trouer
de cheuox ni baril dans lemoment je luis dis qui
∫erait liure dun grand matin il ∫ant feut dun
notre cotte qui ne le∫∫e pas de me faire de lapene
parce que zauée trouue de cheuox qui fure
oblige de ∫ant retourner et je bien eu de lapaine
en trouuer cette foies margre toute les paînne
que vous zauee eus je ne ces pas ∫i monsieur
Domenil ∫aura conten parce que le sidre
nest point encorre ennetat de liurer parce quil
vient beaucoup de lis Cest pourquoy je ne puis
pas vous zen liurer dauantage aprezen il
fost pas zen promaitre a personne Car je fait
maitre vn mor a la plache du tounos qui est party
et je suis ∫i ocupee a deloger et a tou autre afaire
que je ne ∫ait au quel antendre cest pourquoy je vous
pris de dirre a ceux que vous zennauee promis
quil ∫entroue dun nautre cotte que je nepuis
pas leur endonner du tou Je ∫uis bien fachee
de ne pas ∫atisfarre à tou cela et je vous ∫uis
bien oblige de toute les painne que vous zauée
eus pour moy et vous zen remersi bien je ∫uis
auec vn profont respec Monsieur et cher
Couzin
Votres
humble et tres ob
obeisante ∫eruante
Marguerite lebecq
mes compliment a
ce quatre decembre 1749 ma cher couzine

Orthographe moderne

Monsieur et cher cousin
Je suis fâchée que Monsieur Domenil
n’a pas été livré mardi ce n’est pas ma faute
parce que je n’étais pas prévenue. Le voiturier
arriva à deux heures après midi je ne pus trouver
de chevaux ni baril dans le moment je lui dis qu’il
serait livré d’un grand matin il s’en fut d’un
autre côté qui ne laisse pas de me faire de la peine
parce que avez trouvé des chevaux qui furent
obligés de s’en retourner et j’ai bien eu de la peine
en trouver cette fois malgré toutes les peines
que vous avez eues je ne sais pas si monsieur
Domenil sera content parce que le cidre
n’est point encore en état de livrer parce qu’il
vient beaucoup de lie. C’est pourquoi je ne puis
pas vous en livrer davantage à présent il
faut pas en promettre à personne car je fais
mettre un mor (?) à la place du tounos (?) qui est parti
et je suis si occupée a déloger et à toute autre affaire
que je ne sais auquel entendre c’est pourquoi je vous
prie de dire à ceux que vous en avez promis
qu’il s’en trouve d’un autre côté que je ne puis
pas leur en donner du tout. Je suis bien fâchée
de ne pas satisfaire à tout cela et je vous suis
bien obligée de toutes les peines que vous avez
eues pour moi et vous en remercie bien. Je suis
avec un profond respect Monsieur et cher
cousin
Votre
humble et très
obéissante servante
Marguerite Lebecq
mes compliments à
ce quatre décembre 1749 ma chère cousine

Orthographes originale et moderne comparées

Orthographe originale 

Orthographe moderne